Un fleuve dans la gorge.

L’eau.
Un fleuve qui dort.
Une colère muette.
Un homme dehors.

Perdu dans l’élan de la vie.
Celle qui juge.
Celle qui jauge.
Celle qui rit.

Vivant dans une jungle urbaine.
Toujours les mêmes cycles.
Toujours les mêmes hypocrites.
Toujours la même ville.

Là où l’on aime voler aux gens leur libre arbitre.
Sans le dire.
Sans le montrer.
Sans s’empêcher d’en rire.

Dans un pays sec.
Ni éducation.
Ni droits.
Ni sécurité.

Une caste autoproclamée garde le pain.
S’assurant de nourrir ses enfants.
S’assurant une satiété luxurieuse.
S’assurant de garder son faible pouvoir.

Perdue dans un délire terrestre ridicule.
Dans les réseaux.
Dans la rue.
Dans l’esprit.

L’eau.
Un sentiment.
Une voix ténue.
Une présence.

La pluie.
Une rivière qui renaît.
Un air mystique.
Un présent infini.

L’odeur de la terre humide.
Un enfant seul.
Un sentier douteux.
Un crash évident.

Des larmes muettes.
Là où les rires étaient bruyants.
Là où l’on doit se faire petit.
Là où un enfant est inférieur.

Un écho infini.
Une pilule.
Un état second.
Une joie éphémère.

Un silence réconfortant.
Une femme.
Une relation.
Un amour échoué.

Une dérive scrutée.
Des âmes corrompues.
Des âmes hypocrites.
Des résidus d’âmes tristes.

L’eau.
Abondante.
Abondante de bienfaits.
Abondante de bénédictions.

Un homme singulier.
Capable.
Capable du meilleur.
Capable de pardon.

Son salut.
Béni.
Béni par Dieu.
Béni par des ancêtres vertueux.

Un destin qui attend.
Le regard fier.
L’âme légère.
La confiance en Dieu.

Un monde régressant.
Qui corrompt.
Qui ment.
Qui contamine.

La montagne.
Là où l’homme renaît.
Là où il devient meilleur.
Là, seul.

L’eau qui dort se réveille.
Par ordre divin.
Par impulsion divine.
Par un mot : « Sois. »
Alors, il sera.

Omar.



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