Découvrez ‘After’ de Stephen King – Roman captivant de science-fiction

La fin d’un roman est comme le réveil d’une douce nuit de sommeil bercée par de beaux rêves.

Malheureusement, très peu de romans m’offrent la satisfaction d’une douce nuit de sommeil ; certains sont intéressants, d’autres sont moyens et enfin, il y en a qui sont carrément une perte de temps.

C’est la raison principale pour laquelle, de tous les romans que j’ai lus jusqu’à présent, je ne me souviens plus de la moitié d’entre eux (si ce n’est plus). De toute manière, comme je l’ai déjà dit : il me semble que je sois à moitié amnésique.

Quoi qu’il en soit, je profite de cet article pour annoncer que, pris moi-même dans la rédaction de mon premier livre (je ne sais pas encore si ce sera un roman ou un recueil de nouvelles), il me semble qu’écrire des articles introspectifs attendra un moment.

J’écrirai cependant des critiques des romans et essais que je me mets sous la dent. En attendant, bien sûr, d’avoir fini ma mission, celle d’écrire quelque chose de très singulier.

Disclaimer : cet article contient de nombreux spoilers.

Pas plus tard qu’hier, j’ai bouclé le dernier roman de Stephen King, pas très fourni, à peine 300 pages. Le roman s’appelle « After » (Later) car ce mot est très utilisé par le narrateur qui est aussi le personnage principal, Jamie.

Jamie possède un don : celui de voir et de pouvoir parler aux morts pendant un certain temps. C’est un jeune homme né en l’an 2000, il habite seul avec sa mère à New York et il ne connaît pas son père.

Très jeune déjà, il avait vu des morts ; la première fois, ce fut un cycliste défiguré. Le roman commence par un dessin fait par un Jamie âgé de six ans pour Thanksgiving, une hideuse dinde verte, qu’il pensait être une œuvre d’art.

En montant dans leur luxueux appartement new-yorkais, Jamie et sa mère, Tia, tombent sur leur voisin, M. Buckett, qui venait de perdre sa femme ; il en parlait à sa voisine tandis que son fils lui voyait clairement Mme Buckett.

C’est d’ailleurs cette dernière qui lui annonça que sa dinde était horrible et qu’il n’existe pas de dinde verte dans ce monde ; il assiste à un dernier baiser donné par Mme Buckett à son mari, puis il rentre chez eux.

Sa mère, qui n’était pas convaincue par le don de son fils, fut très surprise quand ce dernier lui annonça l’emplacement des bagues de fiançailles du couple ; après cette preuve irréfutable, elle prit très au sérieux Jamie.

Je pourrais continuer à écrire ce qu’il s’est passé étape par étape, mais cela ne sert à rien. Enfin bref, nous assistons à la vie de Jamie qui grandit aux côtés de sa mère, agent littéraire de talent.

La crise économique de 2008 poussa leur foyer dans une instabilité financière, mais avec une mère aussi brillante, Jamie était entre de bonnes mains.

De fil en aiguille, sa mère se met en couple avec une policière du nom de Liz Dutton. Cette dernière assistera au don de medium du jeune héros et sera convaincue après de longues réticences du don de ce dernier.

Ce sera d’ailleurs Liz qui créera le plus d’événements pour le moins cocasses dans la vie du jeune Jamie. C’est en partie elle qui sera la cause de tous les événements clés du roman.

Cette dernière est un flic ripou de premier ordre et cela finira bien sûr par lui coûter son poste au sein de la police.

Après sa rupture avec la mère de Jamie, Liz demande un service au jeune médium alors âgé de neuf ans.

Une bombe posée par un criminel en série qui se faisait appeler Thumper, qui venait de se donner la mort pour ne pas se faire attraper, risquait de causer un grand nombre de morts.

Jamie, ne voulant pas l’aider, se voit tout de même obligé de le faire quand il se rend compte des nombreuses victimes que cela pourrait causer. Alors il retrouve Thumper et le force à lui dire où se trouve la dernière bombe ; il lui révèle alors son emplacement, ce qui permit de sauver de nombreuses vies ainsi que le poste de Liz…

Contrairement à tous les morts qui disparaissent quelques jours après leur mort, Thumper lui ne disparaissait pas et se mit alors à hanter Jamie.

Ce dernier comprend alors, en allant chez M. Buckett, qu’il faut qu’il lui fasse face. Lui parlant du rituel de Chud pratiqué par les Himalayens, Jamie attendit que Thumper réapparaisse et l’agrippa pour lui imposer de s’éloigner de lui.

En faisant cela, Jamie comprend qu’il ne s’agit pas du véritable Thumper mais d’une lumière morte qui habitait l’ectoplasme de ce dernier.

Jamie sort vainqueur de la confrontation et peut s’adonner à sa vie d’adolescent ; les jours suivent leur cours, jusqu’à ce que Liz réapparaisse à nouveau quelques années plus tard.

Encore une fois, elle le force à la suivre en le menaçant de tout révéler sur l’aide qu’il avait fournie à sa mère lors de la crise économique de 2008 (à lire dans le roman).

Les événements s’enchaînent et Liz, qui était devenue une toxico, finit par mourir dans un manoir d’un célèbre dealer de drogues.

Jamie appelle la police et, comme il est mineur, il arrive à s’en sortir avec l’aide de sa mère sans avoir à révéler pourquoi Liz, l’ancienne policière, l’avait enlevé.

Une fois de plus, les événements se succèdent quand, à dix-huit ans, l’oncle de Jamie, qui était devenu gâteux à cause de sa maladie d’Alzheimer, décède subitement.

Sa mère se dirige alors vers son centre de soins et demande à Jamie s’il veut venir ; ce dernier accepte et retrouve Tia devant le bâtiment qui fume une cigarette.

Ils discutent rapidement ; cette dernière lui évoque d’anciens souvenirs d’enfance d’elle et son frère, et rentre avant de lui poser une question : est-ce qu’il le voyait ? Il répond alors à sa mère que non, et cette dernière l’embrasse avant de rentrer.

En réalité, l’oncle se tenait juste là, en face d’eux ; seul Jamie pouvait le voir, alors il lui demande s’il avait toujours Alzheimer ; ce dernier lui répond que non. Jamie, ignorant l’identité de son père, lui demande alors s’il le connaissait ; l’oncle lui dit que oui et qu’il s’agissait de lui.

Jamie, alors âgé de 22 ans, écrit la dernière phrase du roman qui retrace sa vie : « Je pourrais en parler, mais ce sera pour après. »

Dans l’ensemble, c’était une lecture vibrante et dynamique ; pas une seule page ne m’a ennuyé et à aucun moment je ne voulais que l’histoire se termine.

Pourtant, elle se solde par une information qui n’a jamais été un problème dans la vie de Jamie ni même un thème récurrent lors de la narration de l’histoire.

Jamie parle de son père deux fois ; une fois avec sa mère et une autre quand il demande à Liz si elle en avait une idée.

Rarement j’ai autant accroché à une œuvre de science-fiction.

Il y avait bien les Thanatonautes de Werber qui était une bonne lecture, mais qui, à cause de sa fin saccadée, m’offrit un grand sentiment de vide et qui amputa mon expérience pourtant si bien partie.

Stephen King a pondu un très beau récit, écrit parfaitement.

Il n’y a pas vraiment de conclusion à avoir de ce roman, si ce n’est ici et là des bribes de consciences sorties du cerveau expérimenté d’un écrivain de 76 ans.

Et je vous avoue que ces bribes là, en particulier, raisonnent dans mon être comme des conclusions auxquelles je suis arrivé seul (de manière précoce) et qui m’ont réconforté dans ma vision du monde, pourtant toujours critiquée par des imbéciles.

La note que je donne est de 8,5 sur 10.

J’espère qu’il y aura une suite, bien que cela me semble peu probable, principalement car la boucle a été bouclée et qu’il y ait eu des réponses à tout, même à ce à quoi personne ne pensait.

Bravo !

Barakate Omar.



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