Tout va bien.

« Je suis las de ces aléas

Qui se ressemblent et se répètent,

La vie est une pièce de théâtre,

Où les comédiens jouent dans un décor de tempête. »

Ma tempête se porte à merveille, et je ne suis plus un comédien. Me voilà retraité dans mon appartement, là où tout s’imbrique, là où moi et ma tendre femme nous nous imbriquons aussi. Il n’y a pas si longtemps je lui disais la voix rauque et l’esprit léger : « Je reviens de loin. », et effectivement je reviens du fond des abysses là d’où personne ne revient.

Je suis descendu en connaissances de causes, du moins c’est ce que je pensais ; atténuer le risque dans sa tête ne le rend pas moins périlleux, mais j’ai su et pu remonter à la surface, les mollets y baignent toujours et s’y extirperont bientôt.

Car telle est la route que j’ai choisie, celle où je ne m’attarde plus sur le futile l’utile et l’inutile, celle où l’amour du créateur et de ce qu’il a créé berce mon cœur en balayant mon égo… il m’aura bien créé de vaines quêtes que je ne regrette pas.

Je sais qu’une prochaine tempête arrive, mon pays en a payé les frais et nous a donné un goût du futur incertain qui se profile à l’horizon, et tant mieux car cette idée me pousse à avancer ;

« Une idée bête qui renforcerait le pas de cette cheville émanant d’un pied chétif

Qui voudrais me faire croire que la victoire arrive rarement avant le trépas.

Que les victorieux sont ceux qui marche le regard rivé vers le bas. »

Finalement je crois bien que je l’ai trouvée cette idée bien qu’elle ne soit en rien bête. La foi est amour et j’ai foi en la vie et c’est une première, cela n’exclut pas mon réalisme a tendance pessimiste toutefois j’ai foi en le futur que l’Unique a créé pour moi et de surcroit pour elle donc pour nous.

Un séisme s’est abattu récemment sur notre pays que nous aimons sans concession, mes frères, sœurs, oncles, tantes et même certains cousins et cousines de confessions juives ont prouvé leur amour pour la patrie, n’ont attendu personne et ont démarré leurs véhicules, chargés leurs coffres de toutes sortes d’aliments de première nécessité tentes et médicaments.

Bien qu’autre part c’est a l’Etat de remplir cette responsabilité (même ici c’est le cas, avec un peu de retard), la solidarité propre a mon peuple n’a attendu personne et s’est dirigés naturellement vers les zones sinistrées.

Cet événement récent ne manqua pas de me rappeler la fragilité de la condition humaine qui prit dans un sommeil handicapant se retrouve dans l’incapacité de survivre, la peur de la mort avant l’accomplissement (l’élévation), la peur pour les siens plus que pour soi-même, et enfin et surtout la peur du jugement dernier.

Des airs apocalyptiques qui ne manquèrent pas de raviver une peur honteuse que j’avais ressenti en 2016 lors des élections présidentielles américaines. Vous souvenez-vous de 2016 ?

Quand Hillary Clinton, candidate démocrate à la présidence, disait vouloir déclarer la guerre à la Russie ce qui allait provoquer une troisième guerre mondiale inévitable.

Aujourd’hui la guerre en Ukraine fait rage depuis un an et demi ce qui était censé provoqué a la longue une troisième guerre mondiale, mais après le coronavirus le confinement la folie des masques des gestes inutiles et l’hystérie vaccinale, je crois que de manière générale l’humanité est devenue passive docile et indifférente.

Ainsi ce séisme qui emporta ses martyrs a un endroit meilleur m’empêcha de dormir dans ma chambre et me fit cogiter sur ma vie actuelle plus que la situation du monde et des civilisations qui s’écroulent lentement.

D’où l’envie de dire Al hamdoulillah, tout va bien, et je ne crains en rien le destin qu’Allah m’a réservé, quel qu’il soit. Je pense que c’est ça de manger le fruit de sa réflexion en ayant perdu quelques bons amis en route, cette philosophie de l’ego, cette communauté de ma conscience et vivre mon destin de manière imprévisible.

Alors tout s’imbrique les fantômes du passé sont bien dans leur place : le passé, je suis bien dans le présent qui se transforme paisiblement en un futur que je façonne tranquillement.

« Pas de crainte ni d’a priori, je continue ma route sur terre

Jusqu’à solidifier mon navire volant,

Là où les colères, les craintes et les incompréhensions

Ne seront à jamais qu’un passé qu’on a surpassé à quelques conditions. »

C’est en mes mains que je crois et c’est ma foi qui me guide bien que ce qui m’anime est lumineux et beau et sa source est lointaine mais je la ressens depuis toujours dans ma poitrine, alors peu importe le futur incertain du monde ce n’est pas a moi qu’il appartient je n’y suis qu’un hôte et je respecte ma condition.

La fierté, l’amour, la foi, je n’ai besoin de rien d’autre, et sache que toi non plus.

Barakate Omar



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