Quand la vie devient prison.
La mort devient liberté.
Quand donc le condamné goûtera-t-il à sa salvation ?
Qui lui a demandé son avis ?
Quelqu’un connaît-il sa passion ?
Il marche seul dans la pénombre.
Il ne connaît même plus son prénom.
Vivant. Mourant.
Une sirène, une voix douce. Une illusion peut-être.
Juste assez pour le faire tenir.
Mais le reste revient toujours.
Plus lourd. Plus massif.
La douceur.
La seule chose qu’il n’a jamais su garder.
Suspendu dans le néant.
Le souffle court.
La mort ? Pas loin.
Et cette question :
si ce n’est plus lui… qui ?
Énième corps dans un monde qui mâche et recrache.
Sous les lampadaires fatigués,
Le béton regarde tout.
Les pas. Les chutes. Les silences.
Personne ne leur a appris à aimer.
Seulement à tenir.
Ou tomber.
Ou s’écraser.
Puis le sol.
Froid au début.
Puis presque doux.
Là où d’autres restent,
Lui se relève.
Encore et toujours.
Sans raison claire.
Sans miracle.
Juste… encore là.
Le tunnel derrière lui.
L’odeur humide du ciment.
Les longues nuits sans nom.
Il avance. À tâtons.
On lui parle.
On lui demande.
On veut comprendre.
Mais lui sait déjà :
Alors il se tait.
Omar.

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