N’est pas fou qui le croit.

On dit que la famille est la lumière dans l’obscurité.
On dit aussi que la nuit éternelle impose le respect.
Qu’en est-il en réalité ?
Qui avance seul dans la nuit titubante ?
S’il avance à tâtons,
C’est sûrement car les siens l’ont viré sèchement,
Violemment, et à coups de bâton.

Un pas frêle après l’autre, honteux,
On lui a fait croire qu’il a commis une faute.
Aucune, si ce n’est une candeur que d’autres usent.
Car n’est pas candide qui le veut,
Et n’est plus candide celui qui ne le veut pas.

Le fou est condamné par la vision qu’on a de lui…
Non pas de ce qu’il est profondément, au fond de lui.
Il devient un étourdi de la vie, qui en rigole.
Il est, en sa propre nature, une hyperbole.
Il part, revient, et s’en va,
Il est sûr qu’il continuera à marcher jusqu’au trépas.

Puisqu’on parle autant de lui,
Est-ce parce qu’il est bête,
Ou simplement qu’ils s’ennuient ?
Ce n’est pas à lui d’y répondre,
Pour ça faudrait-il encore penser.
Comme eux qui voient en lui une attraction.
Eux qui s’entretuent,
Bientôt à coups de poison.

Qui sait ce qu’il adviendra ?
Sa béatitude et son insouciance,
Si ce n’est l’une, l’autre l’aura.

L’humain qui vieillit se dégrade,
Il perd de son aura.
Mais rappelez-vous :
N’est pas fou qui le croit.
N’est jamais candide un roi.
Et jamais un fou n’est au mauvais endroit.

L’univers veille sur lui.
Ce n’est pas un hasard s’il est là.
Que leurs paroles tarissent,
Que les langues se délient,
Que leur haine jaillisse,
Ils ne font que perdre leur émoi.

Chacun, en silence, mène sa barque.
Pourquoi eux ne le font-ils donc pas ?

À toi, homme sensé, qui me lis :
Es-tu honnête quand tu souris,
Ou bien le monde t’a-t-il fait renier ta foi ?
Aimes-tu la nuit,
Ou est-ce l’obscurité qui guide tes pas ?

Omar.



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