Félin.

Des fois j’aimerais être un chat.

Souvent quand le cœur s’emballe et que l’hiver est là.

Je me lève de bonne heure dans mon appartement froid,

Je n’y suis pas seul car, voyez-vous, la vie m’a envoyé deux chats.

Moi qui n’étais pas familier avec ces créatures agiles,

Je me retrouve à les contempler,

Et aussi à les dorloter, des fois.

De petites boules de poils si mignonnes

Qui pourtant foutent le débarras.

Une bêtise par-ci,

Une bêtise par-là.

On me prend souvent pour un sot

De les héberger et de prendre soin d’eux,

Eux qui font tant de dégâts.

Ils sont bien des choses en effet,

Mais infidèles,

Avec certitude,

Ça, ils ne le sont pas.

Une pensée collée,

Une démangeaison cérébrale.

Se dire qu’ils m’ont attendu allongés,

Veillant à mon retour,

Patiemment et sans faille.

Deux petites âmes qui ne voient en moi

Ni maître, ni héros.

Juste quelqu’un d’épuisé qu’ils réchauffent en silence.

Alors oui, la vie m’aura offert un drôle de cadeau.

Deux chats.

L’un est cool,

L’autre pas trop.

Que voulez-vous ?

Ainsi est la vie.

Chacun a ses défauts.

Alors j’en prendrai soin

Jusqu’à un au revoir nouveau.

Un au revoir qui sonnera comme un clap de fin.

Qui sait, peut-être qu’on se reverra dans une autre dimension.

Dans un monde béni où il n’y a ni diables, ni chiens.

Omar.



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