Je ne veux plus réfléchir,
C’en est trop !
Dois-je consoler sa peine
Ou satisfaire mon ego ?
Diantre, je me gratte la tête,
J’en ai gros !
N’est-ce pas là la beauté de l’instabilité (si elle en possède une),
Là où c’est normal de faire pitié à l’être aimé sans la moindre rancune.
Les relations toxiques enlaidissent tout ce qui est beau.
Un bon matin se levant du bon pied,
Il suffit d’un message pour retourner dodo.
Maudite époque et ces relations périssables,
Continuité et consistance ne sont plus que de lointaines sornettes.
Ce qui compte désormais n’est rien d’autre que la monnaie et le sexe.
Excusez ma gentillesse innée,
Elle réapparaît de plus en plus depuis que je ne suis plus une bête.
Se préoccupant de sa besace et de la satisfaction de son sexe,
Normal que dans tous mes souvenirs, il y ait une ex.
Moi qui croyais que la vie se conjugait mieux à deux,
Me revoilà chérissant ma solitude, et là encore je m’entête.
Que faire alors ?
Ma quête de pureté était-elle compliquée dans la souillure où j’étais ?
Maintenant la souillure me murmure souvent :
« Tu ne m’as pas éliminée, je reviendrai à jamais. »
Je n’en ai cure, sache-le. Voilà ce que je répond !
Il est vrai que je vois bien les choses venir.
A tel point que j’envie la vision d’un bigleux,
Et pour autant, je ne souhaite pas le devenir.
Pas de crainte ni d’a priori, je continue ma route sur terre
Jusqu’à solidifier mon navire volant,
Là où les colères, les craintes et les incompréhensions
Ne seront à jamais qu’un passé qu’on a surpassé à quelques conditions.
Barakate Omar.

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