Quelle drôle de vie, elle se suit et se répète, suivant toujours les mêmes schémas.
C’est nous qui l’ignorons constamment et entre nous, qui est le plus bête ?
Celui qui espère ou celui qui s’entête dans sa bêtise ?
Moi maintenant, je sais qui, car ça fait trois mois que j’ai arrêté la tise.
Je suis un drôle de parolier, un palefrenier contemporain,
Qui s’inspire de tout pour écrire, même de la lenteur de ses coups de reins.
J’ai le mérite de n’avoir jamais abandonné, de m’être longtemps perdu sans trouver où me garer.
D’ailleurs, je ne suis garé nulle part, je poursuis toujours mon errance en bon et en gauche Omar.
Aujourd’hui il fait froid, sauf que c’est un jour d’été.
Comme d’habitude, le temps et ses événements ont passé.
Entre-temps, j’ai fait mon petit bout de chemin en m’éloignant des vices.
J’ai perdu un ami et je sors peu à peu de la matrice.
C’est vrai que la vie est une chienne, mais je n’ai plus le droit de la voir comme telle.
Je suis musulman et je n’écris pas ce texte pour me moquer d’elle.
Ni la dénigrer, cela n’est pas mon objectif,
De tout temps, vie et destin sont le plus ancien des collectifs.
Un collectif dont seul Allah a la clé et croyez-moi, quand on fait appel à sa pitié,
Nous nous retrouvons nouveaux dans l’ancien, comme si de nous-mêmes, il nous avait lavés.
Dur de comprendre cette vision quand on est athéiste,
Dur de comprendre cette vision même quand on est monothéiste.
Alors je comprends ma chance et prends du recul.
De tout temps, j’ai buté sur les mêmes obstacles, incapables d’observer dans le réticule,
Ce n’était là qu’un signe du Puissant pour me montrer à quel point j’étais ridicule.
Alors j’observe la vie qui file et n’attend rien, elle embête ceux qui ne voient en elle qu’un chien.
Où es-tu donc, mon ami ? Six pieds sous terre tu gis…
Six pieds plus haut, ton vieil ami t’écrit.
Adieu, en espérant te dire à bientôt.
Cette vie est une douce course qui ne manque jamais de moyens de casser l’ennui,
Jusqu’à ce qu’un jour vous vous retrouviez au niveau des puits.
À ce moment-là, ce sont nos actes qui comptent, ni nos richesses ni nos femmes.
Personne à part Dieu ne nous demandera des comptes.
Je m’y prépare du mieux que je peux et ce n’est toujours pas suffisant,
Je m’y préparerai jusqu’à ma mort, car c’est ça, ne plus être un con.
Barakate Omar.

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