Chaque grande aventure commence par un simple pas.
Cela étant dit, je dois avouer que j’ai mal à la cheville.
Comment alors entreprendre cette aventure lambda,
Qui en partant d’un franc pas crée une marche continue vers l’infini.
Oui, l’infini car tel est l’objectif de celui qui n’affectionne guère la vie.
Peut être devrais je m’appuyer sur la cheville qui fonctionne le mieux.
Ma marche sera alors déséquilibrée et j’avancerai sans grâce,
Pour aller vers où finalement si ce n’est vers une autre impasse.
Qui une fois arrivé me dira de repartir sur mes pas,
Et si possible sans laisser de traces.
Mais je marcherais quand même et n’en déplaise aux envieux,
Qui d’une simple aventure lambda feront un périple sensas,
Dont le héros principal est un homme hargneux,
Et qui boite !
Que faire de ces avis pollués ?
Je ne vois qu’une solution ; les recyclés
Car le déni est sans discussion le fils de la paresse.
Tous ces démons se nourrissent du malheur des autres
Sans foi ni remords et avec plein d’allégresse.
Des gens il y en a toujours eu et il y en aura.
Des médisants dont je n’aime ni les paroles ni l’aura.
De vils personnages bon qu’à s’auto détruire,
Ils s’engagent dans des quêtes vaines
Et quoi de pire ?
Que faire de ces personnes sans âme qui juge à bout de champ
Guettant constamment votre déclin et le prélude de votre anéantissement.
De maudits vampires se nourrissant des malheurs des autres,
Trop hypocrite pour partager leurs craintes ou leurs fautes.
Des gens que je n’aime pas et qui épierai tous mes pas,
De tout temps il semble que ce fut ça la vie en société.
Moi je pense qu’il est désormais temps de la reformater.
Une simple utopie, vraiment rien d’offensif
Une idée bête qui renforcerait le pas de cette cheville émanant d’un pied chétif
Qui voudrais me faire croire que la victoire arrive rarement avant le trépas.
Que les victorieux sont ceux qui marche le regard rivé vers le bas.
Balivernes et sottises !
Je marcherais le regard froid et peu importe ce qu’ils en disent !
Puis boité n’est pas un crime tant que l’on peut se mouvoir
Arrivé a destination est la finalité que l’on ne fait qu’entrevoir.
Jusqu’à la réaliser devant ceux qui bêtement se seront moqués,
Des idiots qui auront cru se jouer des autres mais qui en réalité
N’ont fait que fuir leur hideuse véritable identité.
Une identité bien méprisable qui a bien des égards
A eu raison de les pousser a devoir l’éliminer
A la cacher loin des regards.
Mais un jour voilà que s’accumule les mauvaises décisions,
Ainsi que le manque d’introspection
Sans oublier évidemment les point virgules ;
Pour s’expliquer des exactions commises pour s’amuser ou se jouer des gens,
Des gens bons, qui contrairement à eux sont bien vivants.
Des gens qui guette dans le miroir leur méchant reflet,
Et qui humblement dans leur âme ne se font jamais surestimer.
Effectivement l’humilité est le contrepoison de l’orgueil.
Ceux qui dans cette époque nombriliste le nient,
Ceux-là prendraient en photo leur parents morts dans le cercueil.
Pour des likes des retweets ou des émojis triste.
Ce serait drôle de voir ce qu’ils enfanteraient comme filleuls.
D’autres énergumène j’imagine,
Dont la sainteté ne tiendrait même pas sur un fil.
Une drôle d’histoire, un pas franc dans la vie, une aventure cosmique.
Avancer toujours et encore en voyant ces gens et cette vie,
Sous leur unique trait le plus acceptable
Comme un vulgaire feuilleton comique.
Les épisodes se suivent et les saisons disparaissent,
Les mêmes personnages partent et reviennent
Implacablement, avec ou sans tristesse.
Tel est le feuilleton que l’existence m’aura offert,
Et j’admets volontiers que face a ces gens il est nécessaire d’avoir un cœur de fer.
Trêve de négativité tout n’est pas si moche a mon avis.
Il y a un épisode que j’affectionne particulièrement
Celui où tous étaient petits
Là où l’honnêteté planait toujours paisiblement.
La vie continue de toute façon,
A cette idée ordinaire,
J’ai soudain moins mal à la cheville.
Je ne dirais pas que je l’affectionne,
Je ne dirais pas non plus que je la maudis,
Je dirais naturellement qu’elle est ce qu’elle est ;
Cette drôle de vie.
Barakate Omar.

Laisser un commentaire