Cet univers particulier.

Il était une fois au shlagistan un jeune drogué lambda qui en ne cherchant rien trouva réponse à tout. Certes cela se fit sous l’effet de substances hallucinogènes mais cela n’ôtât en rien les réponses qu’il eut aux questions que d’autres ont passé des années à se poser, sans jamais y répondre.

Dans cet univers particulier, bien particulier, qu’est le shlagistan les règles sont en désordres et le monde est sens dessus dessous.

Les aventures s’y font comme des quêtes, des quêtes sérieusement menées et abouties au bout de quelques heures. Les rencontres s’y font par le biais du hasard ou par celui de la chance, c’est l’avenir qui le révélera par la suite.

Dans cet univers particulier bien particulier qu’est le shlagistan, j’y suis allé en auto stop n’ayant qu’un goût chevaleresque de l’aventure et quelques conclusions existentielles sans réel finalité.

Souciant des autres et aspirant à être aventurier il n’y avait que le shlagistan pour me permettre de vivre cette contradiction dans « notre » réalité commune.

Voilà que soudainement j’avais accès à une nouvelle réalité, un accès direct à l’infini imaginaire, je me voyais inonder la pièce et ne plus être humain, dans cet univers bien particulier qu’est le shlagistan.

Les incohérences trouvait peu à peu du sens et le voile que l’on a tous sur les yeux s’est fait balayer par un vent de paix temporaire. C’est ainsi que subitement j’eus accès par je ne sais quelle volonté à un flux compréhensif extrêmement universel, je n’étais plus qu’étudiant enfant d’une fratrie petit copain ou ami, non j’existais désormais en étant tout ça à la fois et en ayant un infime goût de ce à quoi pourrait réellement ressembler la liberté d’exister.

Pour la première fois au delà de ma réalité une nouvelle quête bien plus importante que tout ce qu’on m’avait appris jusque-là m’avait fait un clin d’œil, et moi âme aventurière je ne pouvais qu’aller le rechercher cet acquis d’exister pour une raison que tout le monde semble ignorer ou délaisser.

Bien qu’ayant l’air mystique voir cosmique le shlagistan n’est pas dénué d’humour ni de bonne humeur, il en déborde. Mal vu du commun des mortels car instrumentalisé, le shlagistan rayonnait plus que le soleil un jour d’été, le shlagistan ce sacré pays imaginaire !

Celui où embrasser à vive langue une fille alors que tu venais de vomir tes tripes une minute avant dans l’insouciance la plus complète dans une sorte de naïveté momentané propre a cet univers et a peut être la nature réelle de l’Homme.

Celui où des visages tombent tandis que d’autres rayonnent, celui où tout se brise en s’agglutinant, celui où le sens et la norme ne sont plus rien face à une humanité dénudée de réel construction sociale.

Le shlagistan c’est aussi redevenir basiquement humain sans s’en rendre compte au milieu de ceux qui ne s’en rendent pas compte non plus.

C’est vrai ! Il faisait bon vivre au shlagistan la nourriture n’était pas bonne mais manger n’avait rien d’important, boire n’avait rien d’important.

Le plus important était cette douce compagnie qui dans sa propre réalité a elle vivait dans le même shlagistan que le tien. Là où les jours ne comptaient plus et où les soucis d’argent semblaient plus éphémère qu’alarmant.

Là où le spleen et les doutes était guérie par une bonne baise, en vrai avec du recul ça ne semble pas si mal que ça le shlagistan.

Mais comme toute chose subit le temps, le jeune vieillit et la magie se fait rare.

Peut-être n’est-elle juste plus perceptible a l’œil de celui qui a vu sans le vouloir ce qu’il ne devait pas ?

En tout cas le temps restera la seule certitude des incertains et leur seul point commun avec ceux qui se sentent certains, et un tel concept, une telle force existentielle ne peut rater un esprit rêveur aussi libre puisse t il être.

Loin est le temps du partage sans contrepartie, loin est le temps des rires honnêtes et des moqueries innocentes, loin est le temps de la simple fierté d’exister et puis finalement loin est le temps de l’humilité où les avis des autres ne devait être que des avis et non des attaques.

Dans cet univers cet univers bien particulier qu’est le shlagistan j’ai tué une partie de moi-même car il le fallait, non pas pour un tel accomplissement social qu’un dégénéré avec beaucoup de concentration pourrait réaliser, non.

Non pas par un accomplissement émotionnel qui ne sert une fois de plus qu’à ramollir la réalité déjà molle et dès le départ bourré de fourberie et d’intentions personnelles belliqueuses que l’on embellie avec insouciance. En attendant bien sur le juste retour du bâton qui ne tarde jamais a venir.

Ce que j’ai tué je l’ai tué car je n’ai jamais aimé l’inaction ni les faux semblants et encore moins les vaines récompenses que l’on attribue aux naïfs par la main de sales types auxquels je n’adresserai jamais la parole.

C’est dans la destruction qu’il est possible de recréer et c’est dans les moments les plus cruciaux qu’on est le plus enclin à faire des erreurs regrettables.

Cet univers particulier a vu la mort d’une partie de moi-même, un déchirement soudain bien qu’agréable (par chance je suppose) qui m’a reconstruit et je préfère me dire que c’est parce que je l’ai accepté… cet univers, réel, qui n’est « mal »-heureusement pas le shlagistan.

Et une fois de plus loin de moi les discours de faible aux larmes à l’eau de rose ; il n’a jamais été question de fuir la réalité. Il fallait juste la calibrer à ma vision, de sorte à la dirigée du regard là où je devrais me retrouver, là où ma vision serait la plus étendue.

Cette phrase paraîtra vide de sens a ceux qui n’ont en eux aucune pensée critique, il me semble à titre de vue personnelle que ce sont eux qui sont vide de sens.

Accepter que l’on pense à ta place revient à accepter la médiocrité, ce qui revient en soit à ne jamais évoluer spirituellement ni mentalement. Accepter que l’on pense à ta place veut dire à mes yeux que tu es (excusez-moi le terme) une grosse merde, et j’en suis sincèrement désolé si c’est le cas.

En tout cas ce soir ma nostalgie latente m’aura rappelé quelque chose de beau, quelque chose de beaucoup plus réel que vos relations sociales vaines de bolosses.

Le shlagistan (ce terme facebookien) nous rassemblaient tous sans le moindre apriori social car une fois de plus la réalité de chaque shlagistanai a fait en sorte qu’il se connecte humainement et naturellement avec tous ceux qu’il croiserait ce « soir-là ».

Dans cet événement commun, dans cette réalité commune un grand nombre d’individus ont tous eu la même pensée et ont en une soirée partagé plus de réalité que n’en aura jamais vos fausses fiertés sociales, gagné par l’effort mental d’un dégénéré qui s’est simplement concentré.

Vivez libre et non pas soumis de toute part jusqu’à même vos esprits.

Pensez par vous-même ne remixez pas l’avis des autres en une contradiction que vous trouverez pour vous sentir intelligent.

Puis finalement et surtout ; ayez un peu de dignité c’est aussi rare que la réalité qui elle ne semble plus être « vraie ».

La dignité, elle est peut-être là la salvation de cette époque, où l’abrutissement est devenu la norme.

Adieu mon shlagistan, merci du fond du cœur.

Suis-moi si tu peux.

Omar.

https://youtube.com/clip/UgkxQ_yhl0H-0HqB8IU_0wA3UJuJtkOEj70F



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