J’aime mon pays le beau temps, le soleil, les palmiers, les gens qui sourissent, l’ambiance qui règne et les longues soirées d’été où tout le monde rigole autour d’un feu de camp. Il y a ceux qui s’embrasse ceux qui fument, et ceux qui boivent à en oublier où ils se trouvent. Une jeunesse cherchant (très secrètement) la liberté d’agir comme bon lui semble, sans personne pour diriger ou commander sa seule et unique vie. Il n’y a pas si loin que ca on aurait tous aimé que certains feux de camps durent toute une vie, l’insouciance et l’envie partager de bons souvenirs, beaucoup de connerie le tout marinée à de l’innocence nous rendaient tous façonné par « la magie de la vie ». Mais puisque tout a une fin, le feu s’éteint les filles partent par ce que leurs parents gueulent au téléphone ceux qui buvaient dorment paisiblement sur le sable, et ceux qui fumaient ont à peine ce qu’il leur reste de force pour rentrer chez eux sans grand sabots. Quand à moi a chaque fin de feu de camp, j’avais l’habitude de rester seul ou avec l’une de mes copines d’été allongé sur le sable à coté du feu qui se mourrait peu à peu devant nos yeux ébahi. Et comme à chaque fois, je faisais rapidement le bilan de ma journée et dégustais avec jouissance cette fin de soirée. Souvent je me posais un tat de questions existentielles et dans le champ infini des possibilités, je me trouvais comme un matelot dans une embarcation imprévisible mais si paisible qu’est la vie. Chaque jour heureux, de vivre de découvrir et surtout de ne pas arrêter de croire qu’un jour je serais le maître de ma destiné, que je vivrais ma vie et non celle des autres et que mes expériences aussi durs qu’elles soient ferai de moi un être plus fort et plus combatif. Chaque lendemain, déçu de vivre lassé de découvrir et désespérer de croire que peut être un jour les choses changerons, et désormais vivre la vie de tout le monde est nettement plus paisible que d’être au milieu de l’océan dans une barque… Comme le feu de camp je suis là ; je les observe tous avec finesse et je vis silencieusement tant que tous sont encore réunis pour me nourrir en bois et quand tout le monde part je ne garde que les plus passionnés pour me voir mourir à tout petit pas.
L’esprit troublé.

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