Brownie.

Dans la vie j’ai su que toutes les choses que l’ont vit nous arrive pour une raison. Les événements comme les êtres que nous croisons tout au long de notre parcours sont tous plus intéressant les uns que les autres, dans la mesure où chaque événement se transforme en expérience, et chaque expérience aussi pénible qu’elle soit est incroyablement enrichissante. Que ce soit le décès d’un être cher, un échec, le fait de gagner au Loto, ou simplement le fait de s’envoyer en l’air avec une personne qui nous attire. Des fois chez certaines personnes ça peut être simplement le petit animal qui donnait de la gaieté a chaqu’une des journées barbantes que l’ont vit.

Un matin Brownie le chiot qui ne me laissait jamais le toucher m’accueillais comme un bébé tout joyeux et tout content, il remuait la queue et sautillé devant moi comme si j’étais sa génitrice. Ce comportement, bien qu’habituel de la part des deux chiens que j’ai à la maison. Le fait que ce soit Brownie ce petit chien que j’ai vu grandir dans mon quartier, ce chiot qui s’est fait rouler dessus par un voisin et qui s’est fait écrasé les pattes par un chauffard n’a pas eu de chance étant petit. Contrairement à White (mon chien) il n’était pas logé nourri et aimé, bien au contraire il était né dans la rue abandonné, laissé seul et victime des enfants malades qui le lapidait trois fois par jour. Pour éviter autant de désagrément il restait devant la maison en attendant que moi ou mon grand frère sortions pour le nourrir ou simplement lui faire des caresses. Et à chaque fois qu’il nous voyait il se prenait d’une béatitude que je ne comprenais pas, car contrairement à mon frère j’avais vu à maintes reprises toutes les mésaventures que Brownie avait rencontré alors que ce n’était qu’un nouveau né. J’en voulais aux enfants de le lapider, à mon voisin de l’avoir presque tué mais qu’il ne l’a pas fait, et même au chauffeur qui lui avait cassé les pattes arrières. Malgré toutes les tribulations qu’il avait rencontré dans sa vie qui commençait à peine, il ne jouait pas avec ses confrères, fuyait les hommes, les voitures et me vénérait mon frère et moi. Ce matin alors que je me préparais de sortir de chez moi je sentais le poids de la  journée exaspérante qui m’attendait. Il faisait chaud et la chaleur divine qui s’abattaient sur nous « mécréants », faisaient de nous tous des zombies. Le bruit exaspérant des voitures, les gens qu’on évite, ceux qu’on attend aux détriments des autres, l’argent qui nous permet de communiquer à travers le matérialisme qui nous offre un plaisir limité aux quelques heures qui ne s’arrêteront jamais devant nous mais qui patiemment attendront que l’on s’éteigne devant elles. Ce matin là je n’avais pas envie de respirer l’hypocrisie d’autrui et les regards glaçant de nos connaissances qui exprime ce que leur bouches n’oseront  jamais communiquer, par peur de gâcher les quelques privilèges qu’ils leur sont attribué. J’avais ouvert la porte mais ce matin Brownie n’était pas là…je n’avais pas eu ma dose d’innocence matinale, ma dose d’admiration envers un « être inférieur », ma dose de compassion, ma dose de joie matinale qui empêchait le poids de ma journée à me courber le dos, et enfin je n’avais pas eu ma dose salissante mais si mignonne de sérénité et d’espoir parce que oui tout ce que je voyais en Brownie c’était de l’espoir. Je marchais tout en me disant que cette journée comme toutes les autres et comme tout ce qu’on vit allé être limité, comme le fait de prendre son kiffe en fumant un joint – plaisir limité – un plaisir matériel qui ressemble étrangement à nos amitiés et nos histoires d’amour. C’est-à-dire que si on a de l’argent nous vivrons une histoire d’amour et nous aurons des amis simplement parce que notre situation financière est capable d’entretenir de telles relations qui la plupart du temps sont vides de sens, bien que ces relations soient satisfaisantes elles restent limitées. Ainsi, en sachant qu’au 21éme siècle tout est limité à tout, nous sommes limité à vivre comme ceux qui nous ont précéder et ceux qu’on précédera. Rares sont ceux qui vivent comme bon leur semble car chaque personne qui vit sur terre inspire à un idéal qu’il ne cherche pas à trouver dans son inconscient. Du coup dans un mouvement collectif inconscient, nous vivons tous de la même manière en essayant de vivre comme nos voisins ; mais en mieux. Une fois de plus en recherchant la notoriété à travers les choses matériels qui n’en finisse pas par leur beauté imposé, par le fait d’être tabou ou illégal, et ce qui est le plus décevant a mes yeux leur façon subtile à classifié et diviser les gens de la société (les marques de luxes qui « distingue » celui qui les portent). Du coup les enfants étudient pour travailler, et travaille pour gagner de l’argent, pour agir comme des imbéciles raffiné et heureux ! Ceux qui essayent tant bien que mal de découvrir l’image qu’ils ont acquis dans leur enfance de l’idéal qui – à mes yeux – à l’époque des choses matériel est la clef du bonheur. Et le bonheur n’est pas facile à s’approprier contrairement a tout ce qui est matériel, et qui ne coute que de l’argent. Le bonheur est un véritable acquis pour parvenir à l’harmonie, mais pour y avoir accès il faut obligatoirement se détacher des choses matérielles, aussi adictifs qu’ils soient. Si chaque personne parvenait à trouver son idéal il ferait de son mieux pour en avoir la véritable définition – qui diffère d’une personne à un autre – et faire de son mieux c’est fournir beaucoup d’effort. Et quiconque se tue à la tache est récompensé, pas forcément par quelqu’un mais simplement le fait d’avoir réussi sans l’aide de personne..

L’esprit troublé.



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